Test de Gargoyle’s Quest

Test de Gargoyle’s Quest

29 septembre 2020 0 Par Mugen

Contexte

Nous sommes en 1995, je suis en vacances en pleine campagne. Personne de mon âge avec qui discuter dans les alentours… Heureusement j’ai mon fidèle Game Boy !

Lors d’un passage chez Auchan je file au rayon jeu vidéo pour voir les consoles exposées en mode démo ! Après un moment j’essaye de scruter s’il y a des promos. Là-bas chaque mois un jeu est en vente à cent francs (environ 15 €). Vu la durée des vacances j’espère qu’un jeu de Game Boy que je ne possède pas sera disponible.
Je trouve le jeu du mois, coup de chance c’est un jeu Game Boy, mais je ne le connais pas.
Après plusieurs minutes à tanner mon père il m’achète le jeu, vous l’aurez deviné en lisant le titre : Gargoyle’s Quest !

Lançons le jeu !

Le jeu commence sur un long encart nous racontant l’histoire (qu’il est possible d’accélérer en appuyant sur start). L’absence de pile de sauvegarde à cette époque implique la mise en place d’un système de mot de passe. Gargoyle’s Quest – Ghost’n Goblin, sorti en 1991, est comme son nom l’indique une extension de l’univers Ghouls’n Ghost. Vous savez le jeu hyper difficile où l’on incarne Arthur ?. C’est aussi la première production de Capcom sur Game Boy !
Pour un coup d’essai, on peut déjà dire que la firme ne s’est pas moquée de nous ! Le titre a été spécifiquement développé pour la machine, donc le ratio sprite/environnement est très bon !

À l’inverse un mauvais portage d’un jeu salon ne nous aurait pas donné assez de visibilité pour voir les ennemis.

Petit point technique

Sur une console de salon nous sommes en 4:3 ou 16:9ème (presque rectangle). Alors que le Game Boy présente un ratio de 1:11 (presque carré).
Nous ne sommes pas là pour faire des maths, alors voilà un petit montage vous montrant le ratio NES vs GB, c’est sûrement plus clair maintenant.

Bagarre de ratio
Et voilà le rendu d’un portage d’un jeu vite fait, mal fait de mon cru (on ne peut pas anticiper le koopa sur la droite, ni savoir si les plateformes nous laisserons le temps de commencer à accélérer)

Histoire

Nous incarnons Firebrand, une ghoule qui va devoir sauver son royaume mis à mal par Breager. Cependant la légende dit que c’est le « Red Blaze » qui interviendra pour sauver le royaume et non Firebrand !
C’est sur cette note que débute le jeu, vous en prenez donc le contrôle et devez restaurer la paix.

Gameplay

Si vous avez joué à Zelda II vous ne serez pas perdus, vous y retrouverez énormément d’inspiration de ce dernier !
En effet le jeu mixe deux phases : la vue aérienne sur la carte du monde et dans les villages. Vous pourrez y récolter des informations sur la suite de votre aventure, aller au temple afin d’obtenir un mot de passe vous permettant de reprendre votre partie ultérieurement ou échanger des « fioles » contre des « Talismans du cyclone » (Vies).

Je m’baladais sur l’avenue ♪

La seconde phase est orientée action. Le jeu devient un side-scroller où vous affronterez vos ennemis ou explorez les donjons. Les ennemis surgissent de façon aléatoire sur la carte du monde pour un petit combat, chaque victoire vous rapportera des fioles pour « acheter » des vies supplémentaires.
Durant cette phase vous devrez mettre en œuvre les capacités de Firebrand, vous pouvez tirer des projectiles, sauter, voler (enfin faire du sur place pendant un temps très limité) et vous agripper aux murs grâces à vos griffes surpuissantes.

La partie RPG est bien menée, vous devrez traverser plusieurs villages, prouver votre valeur auprès de certaines personnes pour qu’il vous fournisse un objet vous permettant de poursuivre votre quête.
L’aspect jeu de rôle est présent (toutes proportions gardées). Firebrand possède plusieurs caractéristiques qui seront améliorés durant votre aventure. Au départ vous ne possédez que deux points de vie ainsi qu’une durée de vol très limité à la fin du jeu le vol ne sera pas limité et votre héros sera bien plus résistant et fort !

Technique

Le jeu est un des plus beaux de la console et tout bonnement l’un des meilleurs titres disponible dessus !
Les boss sont tout bonnement gigantesque ! Cependant dès qu’il y a trop de sprites à l’écran le framerate prend le large et l’écran clignote méchamment.

À la pêche !

La bande son est plus qu’honorable sur la machine, jamais pénible à écouter ! Les bruitages sont un peu strident mais on parvient rapidement à les oublier, le seul « défaut relatif » du soft est sa durée de vie, en effet il est facile de le terminer en moins de deux heures, mais bon on lui pardonne car bien rythmé ! On y retourne avec plaisir malgré sa difficulté certaine. Le jeu est assez corsé, surtout sur le départ. Il est à noter que le jeu n’a pas été localisé, mais c’était plutôt fréquent dans les années 90.


Les plus

  • Un vrai RPG et jeu de plate-forme à la fois
  • Des graphismes bien au-dessus de la moyenne !
  • Le rythme est bon 
  • Les musiques sont entrainantes

Les moins

  • Pas de localisation française
  • Des ralentissements fréquents
  • Pourquoi un tel re-design de la boîte ?
  • Le jeu se plie en une heure trente

Accueil critique

De ce que j’ai pu trouver l’accueil critique a été plutôt excellent, avec des moyennes autour de 17/20 Un score bien mérité !


CCC [Combien ça côte ?]

Alors pour une poignée d’euros vous le trouverez facilement en loose, cependant en boite complète le prix flambe complètement, il y a bien peu d’exemplaire disponible et on est facilement autour de la centaine d’euros !

Protips

Tel un new game plus, saisir le code FFFF-FFFF vous permet de commencer en ayant le maximum d’objets et les aptitudes débloquées 

Quick Facts

Mentionné à plusieurs reprises dans le jeu et comme le titre d’origine l’entend Firebrand (Red Arremer) est rouge… Il semblerait que « l’artiste » qui s’est occupé de la pochette du jeu n’a pas pris la peine de jouer à ce dernier et a colorisé Firebrand en vert…

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