Test de Castlevania Harmony of Dissonance

Test de Castlevania Harmony of Dissonance

12 juillet 2021 0 Par Mugen

Publication originale en 2016

Sorti en Europe en octobre 2002, seulement 4 mois après la sortie japonaise, c’est le deuxième volet de la franchise à voir le jour sur le Game Boy Advance après Circle Of The Moon qui est sorti à peine un an auparavant et produit par Koji Igarashi (dit IGA), ce second opus est développé par KCET.

Nous sommes en 1748, vous incarnez Juste Belmont, petit-fils du célèbre Simon Belmont et une fois de plus vous allez faire parler le Vampire Killer ! L’histoire, ne fait malheureusement pas preuve d’innovation : Maxim, votre ami de toujours est parti en expédition et vous le retrouvez deux ans plus tard, couvert de blessures. La seule chose qu’il arrive à vous dire, c’est que Lydie, votre amie commune a été kidnappée. Ignorant ses blessures et ayant perdu la mémoire, Maxim nous conduit alors dans un château, étant persuadé que ce lieu a un rapport avec la disparition de Lydie…

Comme tout bon Castlevania post Symphony Of The Night, le « système RPG » est présent. Nous commençons notre périple au niveau 1 avec l’équipement le plus basique qui soit. Après quelques adversaires battus, on obtient de nouvelles pièces d’équipement afin d’augmenter nos statistiques accompagné du « level-up » qui fera progresser Juste dans toutes ses statistiques !

Côté jouabilité, le GBA est pleinement utilisé : L & R pour dasher/backdasher, B & A pour frapper/sauter. Juste répond avec précision aux commandes. Quelques “power up” vous donneront de nouvelles habilités tel double saut et high jump. Et c’est là que réside tout le cœur du jeu, chaque nouvelle habilité débloquée vous permet d’explorer des endroits qui vous était auparavant inaccessible (un peu comme un Metroïd), ce qui inclus un nombre certain d’allers-retours…

Au niveau des graphismes, c’est très beau pour du GBA, quelques décors en multi-plans sont juste superbes, et certaines attaques spéciales sont du plus bel effet. En revanche, lors de ses déplacements, Juste laisse une trainée/ombre derrière lui et à défaut de ne pas être dérangeante, je la trouve tout de même inesthétique. D’une manière générale, pour le bestiaire on fait dans le classique : les squelettes, les Axe Armor, griffons et autres seront de la partie. En revanche côté boss, c’est plutôt impressionnant avec des sprites superbes et gigantesques.

L’ambiance sonore, elle, est clairement en deçà de ce que peut nous offrir cette saga. Je n’ai pas été transporté par la B.O mais l’ambiance du jeu est respectée, en revanche vous ne vous surprendrez pas à chantonner le thème du jeu, alors que certains fredonnent encore le thème Vampire Killer ?

Pour la durée de vie et rejouabilité, le constat est bien moins joyeux ! Pour un premier run sur ce jeu, j’ai mis moins de dix heures pour le terminer à 200% ce qui est peu. A titre de comparaison, Circle Of The Moon peut nous tenir en haleine une quinzaine d’heures et le finir permet de débloquer de nouveaux modes pour relancer l’intérêt du jeu. Ici, nous pouvons débloquer un autre personnage jouable mais pour traverser exactement la même aventure. C’est peu, très peu. Certes nous ne sommes jamais bloqué dans le jeu mais son extrême facilité, peut-être pour le rendre accessible au plus grand nombre, le dessert un peu : un ennemi est un peu trop fort ? Gagnez un ou deux levels et il ne vous fera quasiment plus aucun dégâts ! De plus nous pouvons noter l’apparition des tomes magiques qui s’utilisent en duo avec votre arme secondaire et qui rendent celle-ci complètement inutile : sur toute l’aventure, j’ai dû utiliser trois fois l’arme secondaire tout au plus…

Pour conclure, c’est un bon opus, mais je crains qu’il n’arrive à marquer autant que d’autres titres. Malgré cela, Harmony Of Dissonance reste un épisode à faire.

Les plus

  • Graphismes superbes
  • Une jouabilité au poil
  • Un Belmont sur GBA !
  • L’ambiance

Les moins

  • Bien trop court
  • Très (trop) facile
  • Pas de localisation française

Combien ça côte ? : A partir de 25€ pour une cartouche seule, comptez au moins le triple pour le jeu avec boite et notice.

Le Protips : Le jeu est sorti dans une compilation DoublePack avec Aria of sorrow pour le même prix en complet.

Le mot de la fin : À faire, Juste une fois au minimum.

Partager