Test – MediEvil

Test – MediEvil

19 octobre 2020 1 Par Mugen

La PlayStation a connu tellement de bons jeux, qu’il est malheureusement normal que certains n’aient pas eu le succès mérité, et ce, malgré des qualités dépassant les standards de l’époque !

Je pense que cette phrase vous donnera le ton général de cette critique écrite dix-huit ans après la publication originale du jeu que je trouve tout bonnement exceptionnel ! (À l’heure où vous lirez ces lignes, le jeu viens de fêter ses 22 ans !)

Pourquoi Medievil est-il aussi bon ? C’est très simple, nous avons là un jeu de plateforme/aventure qui réunit tous les meilleurs ingrédients de son genre !

Scénario

Le royaume de Gallowmere, était très paisible et ne connaissait pas la guerre. Sir Daniel Fortesque (Dan pour les intimes), était le conteur du roi. À force de relater ses prétendus faits d’armes, ce dernier décida de le nommer champion du royaume. Mais ce qui devait arriver arriva : Lord Zarok, dans sa soif de pouvoir, décida de lever une armée de démons pour marcher sur Gallowmere.

Nous incarnons donc Sir Dan, tombé sous les assauts de l’infâme nécromancien lors d’une bataille.

Cependant, avant de mourir, il réussit à abattre le sorcier…. C’est ce que racontent les livres d’histoire. Peut-on vraiment y croire ?

La vérité est tout autre : Dan était tombé lors de la première volée de flèches lancée lors de cette bataille (ce qui lui coûta un œil). Les armées de Gallowmere ont difficilement vaincu Zarok et ont peiné à bannir le sorcier. Dan, n’étant pas celui qu’on croit, n’a pas mérité sa place au Hall des Héros.

Après cent ans, Zarok est de retour. Animé par la vengeance, il décide de ressusciter tous ses démons. Cependant il ressuscite également Dan, qui se voit offrir là l’occasion de devenir un véritable héros.

Gameplay

Après cette longue introduction nous prenons les commandes de Dan, dans un univers mêlant l’ambiance d’Halloween et une touche de Tim Burton. Une gargouille accrochée au mur nous apostrophe et nous explique les bases… En français ! Oui, le jeu est intégralement (et superbement bien) doublé.

Après un dodo de cent ans, le revoilà !

Nous effectuons nos premiers pas dans la crypte où Dan se réveille. Une fois les bases des commandes assimilées, on arrive à se mouvoir assez facilement. En revanche la caméra est assez rigide. Après une petite énigme qui sert de tutoriel sur l’utilisation des runes, nous sortons de la crypte pour nous retrouver sur une carte découpée en 22 niveaux : du classique cimetière au bateau pirate, en passant par la caverne aux dragons…une véritable épopée héroïque !

Les graphismes, s’ils ne sont pas exceptionnels, se démarquent par une direction artistique prononcée. Ce qui permet de tirer parti des limitations technique de la console. L’animation un peu chaloupée du personnage est normale pour un mort vivant. Une vraie bonne utilisation de l’univers !

Le titre est bourré d’humour. Certains personnages du Hall des Héros n’hésiteront pas à se moquer directement de Dan. En effet, voir Zarok se tromper de sort car après 100 ans d’exil, on oublie forcément comment utiliser la magie.

Concernant l’aspect musical, nous sommes tout à fait dans le thème attendu avec un orchestre et de l’orgue qui accompagne Dan tout au long de l’aventure. Les bruitages sont pour leur part assez juste et bien sentis. Sans être exceptionnel, l’aspect sonore est bon.

Pour gagner le statut de héros et se hisser au niveau de la légende telle que décrite dans les livres, vous trouverez dans chaque niveau le “Calice des âmes” qui se remplira au fil des ennemis que vous vaincrez. Mais vous ne pourrez ramasser celui-ci seulement lorsqu’il se retrouve rempli. S’il est assez aisé à trouver dans les premiers niveaux, il sera rapidement la récompense d’une énigme à résoudre. En particulier le niveau régi par “Justin des bois” qui vous demandera de résoudre quatre énigmes pour passer au niveau suivant et ce, même si votre cerveau n’est plus tout frais.

Une petite soif ?

En sus de l’aspect héroïque pour gagner une place dans le hall des Héros. Chaque visite là-bas vous permettra de rencontrer un compagnon de la triste bataille. Il vous fournira une récompense (épée, hache, masse, javelot, fiole de vie…) ! Si vous obtenez tous les calices, peut-être la fin sera-t-elle différente ?!

Mais c’est moi ! Mais pas encore matérialisé !

Le bestiaire est assez diversifié avec 55 types d’ennemis différents. Vous affronterez par exemple : des fourmis, des gardes du village endormis, des pirates squelettes, des potirons tueurs etc… Tandis que les affrontements contre les boss sont quant à eux assez mémorables (j’adore le Démon du vitrail !)

Certains ennemis seront plus faciles à vaincre avec les armes appropriées directement venue de vos anciens compagnons : essayer d’attaquer un oiseau à l’épée est beaucoup moins facile qu’à l’arbalète; brûler un ennemi fait de paille est bien plus efficace que l’attaque standard (vous pourrez vous approvisionner en munitions et recharges magique en vous délestant faisant escroquer de quelques beaucoup trop de pièces d’or auprès des gargouilles).

Je ne consomme pas beaucoup de polygones !

Synthèse

Le jeu construit un véritable univers : des livres sont disséminés ici et là afin de nous conter l’histoire de Gallowmere et de ses héros. Pour celui qui en prend le temps, il est facile de s’immerger dans ce monde.

Je pourrais continuer des heures à vous parler de ce superbe jeu mais je préfère vraiment que vous (re)découvriez cette petite pépite de la console !

Les plus

  • L’ambiance !
  • Univers solide
  • L’humour
  • Le nombre d’armes
  • Le doublage intégral
  • Les secrets

Les moins

  • Un peu court (22 niveaux) soit environ 12 heures de jeu
  • Caméra et personnage un peu rigide

Combien ça côte ?

Fin 2020, il faudra débourser entre 25 et 40 euros pour acquérir ce jeu. À noter que la première édition contient un CD de démo (Winter 98) et qu’une version Platinum a été éditée.

Le Protips 

Le cheat code : Mettez la pause, maintenez et pressez

QuickFacts

Dans la version japonaise, Dan porte un heaume (qu’on peut déséquiper via l’inventaire) !
Le jeu se passe visiblement en Écosse.
Dan est décédé à 36 ans.
Il y a un message des développeurs caché : « Buzby sucks eggs, and Eastwood smells ! ».
Une cinématique est inutilisée montrant Dan et son acolyte ver de terre ouvrant une porte.

Le mot de la fin

Nous tenons ici une perle de la PlayStation, un must have !!! Je ne sais pas comment vous donner plus envie d’y jouer mais il vaut VRAIMENT le coup pour peu qu’on adhère à l’univers.

Si les graphismes vous rebutent, une réédition est disponible sur PSP nommé “MediEvil résurrection”.

Le doublage est réalisé par Benoit ALLEMANE, quelques petites différences notables mais c’est toujours aussi bon ! (un temps d’adaptation pour la caméra peut-être nécessaire). Finalement le remaster PS4 est de très bonne facture aussi ! De surcroît il contient la version originale du jeu !

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