Test de Greendog

Test de Greendog

1 octobre 2020 0 Par Mugen

Ah ! Ça y est, c’est l’été ☀ ! Le ciel, le soleil, la mer, les surfeurs, les colliers aztèques ensorcelés… Quoi les colliers aztèques ensorcelés ?!

Nous sommes en 1992, sur MEGA DRIVE et nous incarnons Greendog, un surfeur à la chevelure rebelle. Vêtu d’un bermuda il passe son temps à dominer les vagues !

Là c’est le drame. Notre héros se fait submerger par une vague et se réveille sur la plage affublé d’un « étrange» pendentif…

Il se rend compte qu’il n’arrive pas le retirer. C’est à ce moment qu’une femme plantureuse apparaît et lui apprends trois choses :

  • Tout être vivant s’approchant de Greendog sera automatiquement ensorcelé et cherchera à l’attaquer.
  • Pour se débarrasser de ce collier maudit : il faut réunir six trésors des îles aux alentours.
  • Tant qu’il portera ce collier, il lui sera impossible de manier la planche de surf.

Cette dernière information le bouleverse. Sans perdre un instant, il part à l’aventure, parce que le surf, quand même, ça passe avant tout !

Alors ? Chapeau de paille ou chevelure blonde ?

Nous prenons donc le contrôle du surfeur emplit de « coolitude » armé d’un frisbee. Vous pouvez le lancer à l’horizontale ou diagonale afin de vaincre vos ennemis tels que perroquets, piranhas, touristes du métro…

Ce frisbee est aussi le dernier rempart avant la mort. En effet votre barre de vie se remplit à chaque dégâts. Vous pouvez récupérer de la vie en récoltant des canettes de soda. Une fois votre barre de vie au bout, Greendog perd son frisbee. Il ne reste qu’une poignée de secondes pour le récupérer et échapper à la faucheuse. Cela rends le jeu assez facile.

Il y a aussi un chien qui nous accompagne. Il mangera tous les bonus sauf si vous attrapez un os. Dans ce cas le chien se mettra à attaquer les ennemis d’une manière particulièrement efficace pour un court laps de temps.

Vous pouvez stocker quatre bonus de différents types :

  • Un parapluie qui nous rend invincible
  • Le Super-Frisbee qui attaque automatiquement les ennemis (très pratique pour affronter les boss)
  • L’horloge nous permet de figer les mouvements ennemis pour un court laps de temps. Bien qu’assez rare il ne faut pas être trop avare sur leur utilisation. En cas de perte de vie vous perdez vos bonus stockés.

Les niveaux sont divisés en trois parties. Nous commençons dans la partie plateforme, le cœur du jeu. Durant cette partie vous avancez de la gauche vers la droite dans des très beaux décors colorés mais répétitifs car il suffit d’une poignée de secondes pour avoir vu tous les sprites du niveau.

Ensuite nous entrons dans le temple de l’île, chaque temple renferme un trésor gardé par un boss. Cette partie est parfois labyrinthique, parfois sous forme de parcours avec des obstacles à éviter.

Ces parcours se traversent en utilisant des rollers ou skateboard ce qui change le gameplay. Greendog devient beaucoup plus rapide et moins maniable et une chute dans un gouffre vous sanctionnera par la perte immédiate d’une vie.

Généralement ce sont les niveaux les plus compliqués (surtout le dernier temple qui est une accumulation des anciens temples à traverser en rollers). Les boss des temples en revanche sont à chaque fois les mêmes, un totem avec 4 attaques différentes, dommage.

Pas le temps de buller dans les labyrinthes

La dernière phase des niveaux, surement la plus pénible se déroule en « pédicoptère ». Une sorte de monocycle équipé d’une hélice pour vous permettre de passer à l’île suivante.

Le souci c’est qu’il faut matraquer le bouton de saut et coller la droite de l’écran car dès qu’on arrête le spam Greendog tombe à pic dans l’eau et est assaillis d’ennemis, c’est une phase « bonus » assez courte qui permet seulement de récolter des points bonus dont l’inutilité est totale.

Concrètement le jeu est beau, les sprites sont gros, bien lisibles et colorés, c’est vraiment plaisant. Dommage que les décors soient si répétitifs et qu’il n’y ait que six niveaux.

La console gère très bien le jeu, ça ne clignote pas, ça ne ralenti pas, c’est du tout bon. L’animation de Greendog est parfois un peu abrupte.

Le seul moment où vous pouvez voir le visage de Greendog

Tendons l’oreille quelques minutes pour faire le point design musical et une fois de plus le jeu s’illustre grâce aux deux extrêmes. La musique du jeu est superbe et nous mets tout de suite dans l’ambiance été/vacances grâce à des thèmes reggae bien sentis mais le revers de la médaille (ou du collier) c’est que les bruitages eux sont très vite pénible.

De plus lors des phases de pédicoptère ils se superposent, c’est vraiment très agaçant, au point d’en être gênant.

Globalement le jeu est bon, les critiques, lors de la sortie lui ont généralement accordé une note aux alentours de 70%, je partage leur avis, de quoi passer un moment sympa malgré la durée de vie du titre et la replay value très limité.

Les plus

  • L’ambiance, on est en vacances !
  • Les graphismes
  • La musique

Les moins

  • Au secours ces bruitages !
  • Le gameplay Roller/Skate est pénible
  • Le pédicoptère, inutile et agaçant

Combien ça côte ?

Fin 2020, il faudra débourser environ 15 euros pour acheter ce jeu en version complète, le jeu n’est pas courant, mais de là à provoquer un achat… En brocante peut-être ?

Le Protips

On peut ralentir le jeu en faisant Pause puis
Pour annuler cet effet il faire

QuickFacts

À la base Greendog était un jeu de plateau complètement inconnu. Ce n’est pas un chapeau de paille qu’il porte sur la tête mais c’est bel et bien ses cheveux. Bien que le jeu ait mieux marché que Sega espérait, ils n’ont pas désiré acquérir les droits complets sur cette licence.

Le mot de la fin

Finalement, nous tenons un jeu qui date de la période où Sega se cherchait une identité et lançait beaucoup de jeux pour trouver comment accrocher le public. Du coup Greendog est sympa mais noyé sous une foule de titres meilleurs. Un jeu à faire pour s’occuper deux ou trois heures.

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