Test de Comix – Megadrive

Test de Comix – Megadrive

28 mars 2019 0 Par Mugen

C’est par une soirée d’orage que je bouclai mon nouvel ouvrage, le Comix Zone. J’espère que les lecteurs seront satisfaits ! Après tout nous allions voir Mortus le mutant. Bien qu’il soit maléfique, il semblerait que mes lecteurs apprécient ce genre de personnage, et c’est mon job de leur fournir des comics de bonne qualité, tout du moins qui se vendent bien…


Soudainement, un éclair s’abat sur ma planche à dessins, et sortant de celle-ci une main m’agrippe à la gorge, j’ai beau me débattre rien y fait.
Mortus a réussi à prendre ma place dans le monde réel ! Et moi la sienne dans mon propre comics, mais tout n’est pas perdu pour autant. Tant que je serais fait de chair et d’os, lui ne le sera pas !


Sorti en 1995 sur MegaDrive, Comix Zone est un Beat Them Up 2D développé en interne par Sega en cycle classique (18 mois).

Passons le menu (Start et Options contenant un jukebox, ainsi qu’un sous-menu pour réattribuer les boutons). Nous sommes directement plongés au sens propre dans l’œuvre de Sketch Turner (notre protagoniste).

Pour nous accueillir le général Allissa qui nous donnera des informations et conseils sur notre environnement et nous ne tarderons pas à trouver Roadkill notre fidèle rat.

Comme vous l’avez compris nous sommes donc DANS un comics. Le but sera d’arriver au bout de celui-ci en progressant case par case pour atteindre le bas de la page en cours
Subtilité liée à l’environnement la progression n’est pas forcément linéaire, bien que le but soit d’accéder au bas de la page actuelle vous pourrez soit avancer vers la droite (ou la gauche) mais aussi parfois vers le bas, généralement il n’y a pas de raccourcis à proprement parler mais vous pouvez éviter un affrontement ou une énigme en choisissant la « bonne » direction.


Vous devrez donc affronter des hordes d’ennemis dessinés directement par Mortus pendant votre progression. Chaque case représente une énigme ou un combat à remporter. Les énigmes sont assez classiques : caisse à pousser, levier à tirer. En ce qui concerne les affrontements sachez que Sketch est un adepte des arts martiaux, vous pouvez marteler le bouton d’attaque afin de réaliser un combo standard, cependant en appuyant sur les touches de directions de nouveaux coups seront disponible et vous pourrez envoyer valser vos adversaires jusqu’à la case suivante !

Les graphismes et l’ambiance sont les points forts du jeu ! En effet vos différentes actions sont souvent accompagnées d’onomatopées ou de commentaires de Sketch à l’écran, c’est très visuel, ça pète de partout, on sent que la console est bien maitrisée. La partie sonore, si elle est un peu en deçà des graphismes reste tout de même satisfaisante, les bruitages, bien qu’un poil redondants collent plutôt bien à cet univers, les quelques voix digitalisées sont de bonne facture on comprend bien ce qui est dit par les différents personnages.

Alors, c’est comme ça qu’on traite son créateur ?

Qui dit point fort, dit que nous allons aussi parler des faiblesses du jeu, et Comix Zone n’en est pas exempt, loin de là, en aparté avant de commencer le test je pense que j’ai surestimé le jeu, qui reste bon au demeurant ! J’ai donc noté deux points négatifs qui sont malheureusement assez gênants pour pénaliser fortement l’aventure, en premier lieu nous avons une difficulté INFERNALE !

J’crois que j’ai perdu

En effet, vous n’avez qu’un essai pour finir le jeu d’une traite ! Une chute dans un trou ? On repart à l’écran titre, un combat un peu trop costaud ? Même tarif et ne vous y trompez pas les occasions de mourir seront (trop) nombreuses.
Comme je le disais précédemment il faut finir le jeu d’une traite. Connaissez-vous le point commun des jeux affreusement difficile de l’époque ? Oui, ils sont aussi courts que difficile, avec seulement 6 niveaux, un « pro » du pad plie le jeu en 20 minutes chrono !
C’est vraiment dommage, le postulat de départ était plutôt bon ! L’ambiance suffisamment accrocheuse pour revenir sur le jeu mais la difficulté colossale fait que le pad vous tombera des mains avant de voir la fin du jeu à moins d’utiliser des savestates sur émulateur.

Les plus

  • Les graphismes
  • L’ambiance
  • Les différents chemins

Les moins

  • La difficulté
  • 6 stages seulement ?
  • Gameplay un peu rigide

Accueil critique

Le jeu a bien été accueilli malgré la sortie sur une console en fin de vie. Ceci qui peut expliquer des ventes peu nombreuses. La presse a bien aimé le jeu à l’époque saluant la performance technique mais en soulignant la difficulté du jeu. Il obtient un score d’environ 75% sur gameranking.

CCC [Combien ça côte ?]

En 2019, nous pouvons trouver le jeu en loose pour une trentaine d’euros, ça pique un peu. En boite c’est plutôt autour des 80€ ça fait cher l’heure de jeu.

Protips

En laissant le bouton  enclenché Sketch arrachera une partie du décor pour faire un avion en papier ravageur, attention au retour de celui-ci ! Vous prendriez des dégâts aussi !

Appuyez plusieurs fois sur  pour voir les ravages de la malbouffe sur Sketch (tendez l’oreille)

Quick Facts

La présence de Roadkill (R’Kill) est liée à la division marketing de Sega. En effet les sidekicks étaient à la mode lors de la période de sortie.

Les développeurs du jeu ont trouvé les ventes honorables, mais pas assez pour creuser avec la licence.