Astérix (GB) – Un jeu un peu court-cix

Astérix (GB) – Un jeu un peu court-cix

15 avril 2022 Non Par Pedro

Si vous avez un jour eu la Game Boy, alors il y a de très fortes chances que vous ayez eu au moins une adaptation Infogrammes dans votre ludothèque. Moi ça avait commencé sur les chapeaux de roue, car j’avais reçu en cadeau avec ma Game Boy Pocket verte Édition collector “Soccer” (t’as vu), une copie de “Astérix”, juste “Astérix” en version noir et blanc. Si à première vue vous avez déjà commencé à plier bagage parce que c’est “un énième jeu Infogrammes”, je vous invite à reposer votre cul sur ce siège et à ouvrir grand vos oreilles de gens bien distraits, parce que ce que je vais vous dire va vous faire allumer à nouveau votre Game Boy toute jaunie comme les dents de mamie Jeannine la fumeuse. (N’allumez pas votre mamie en revanche, ça serait glauque)





Maintenant que j’ai votre attention, on va essayer de rester concis et juste avec cette cartouche remplie d’amour. (Vous êtes sûrement sous le choc car venant d’Infogrammes, c’est comme dire que Jean-Kévin est rempli de charisme…). Alors oui, je vous le concède, ça démarre pas fort quand on allume la console et qu’on se retrouve face à un scénario visiblement écrit par un mec qui n’a JAMAIS lu la BD et qui est dépourvu de tout sens logique. (Sans doute une huître). Ici, c’est Obélix qui s’est fait Obélix-nappé par Jules César et c’est le petit gringalet d’Astérix qui va devoir aller lui sauver les miches… C’est quand même le truc le plus ridicule que j’ai jamais vu… ça et les escargots aux raisins secs… Je déteste ça…





C’est donc la bonne grosse fumette chez Infogrammes où les développeurs ont pensé qu’un mec qui pèse littéralement autant qu’un Audi Q7 et qui est blindé H24 de potion magique pourrait se faire capturer, alors que dans la BD il dégomme les romains plus violemment que dans un Musô. Bref, ça a l’air de commencer de façon un peu bancale mais, vous savez, ce n’est pas parce que l’emballage est foiré qu’on ne va pas passer du bon temps (citation d’un homme lambda ayant eu rancard avec la maman de Jean Kevin)





Alors comme on est curieux, on appuie sur Start. Et c’est parti pour un plateformer, tout ce qu’il y a de plus classique à la Super Mario Land, avec son lot de sauts bien placés et d’inertie à la con, à la différence qu’ici, on défonce les romains à base de coup de poings dans leurs gueules (et ça fait plaisir). Mais ce qui choque en premier lieu, c’est que… Bon dieu que c’est beau pour de la Game Boy ! Les ennemis sont reconnaissables, Astérix et Obélix aussi, les décors sont détaillés et variés, et il y a même un petit parallaxe des familles en arrière-plan !!! Du caviar dans ton Game Boy noir et blanc, car c’est en fait une reproduction très fidèle de la version NES, les couleurs en moins.





Vous allez me dire jusqu’ici rien de bien surprenant. Les jeux Infogrammes sont beaux, mais on a quand même la sale habitude de les regarder comme on regarderais un petit paquet sous le nez, souvent à cause de leur difficulté proche du stratosphérique. Et c’est là où Astérix (NES et GB) se démarque(nt) bien des autres licences d’Infogrammes. Le jeu est très plaisant à jouer et la difficulté est hyper bien dosée… du Infogrammes sans le côté péripatéticienne en somme. Oui, ça change je sais, c’est pour ça que je vous ai demandé de rester !! Pas folle la guêpe !





En fait le principal soulagement de difficulté vient du fait qu’on va très vite pouvoir amasser une chiée de vies, soit grâce aux stages bonus à trouver dans chaque stage, soit aux inter stages qui pourrons vous faire gagner assez facilement une poignée de vies entre chaque stage. On se retrouve alors facilement avec 15 vies au quart du jeu, avec en plus le fait qu’il y ai plusieurs Continues. Si on rajoute à ça que malheureusement le jeu aussi court que les zobs de Jean Kevin et Jean Eudes réunis, qu’il propose 12 stages pour une durée de vie frôlant la demi-heure (si on est pas trop mauvais) et que les pièges de pu*** sont quasi inexistants, on est en droit de se demander si ça serait pas les développeurs de Kirby Dream Land derrière ce logo de l’enfer.





Vous pensiez qu’on ne pouvait pas avoir terrain plus propice pour un bon p’tit jeu portable ?? Et bien restez encore assis le temps que je finisse, car je n’ai pas encore prononcé toute la messe. Si vous avez été attentif, je n’ai pas encore mentionné les superbes musiques du jeu, qui non seulement reprennent la plupart des thèmes de la version NES, MAIS QUI EN PLUS les subliment !!! Certains thèmes sont remplacés par des meilleurs (pour ma part) et ceux qui sont juste transposés sont plus fins, plus détaillés… Un plaisir auditif ce jeu, surtout quand on a eu la chance d’y jouer étant plus jeune, ce qui rajoute un côté madeleine de Proust bienvenue.





Après, bon, je vais être de bonne foi, tout n’est pas rose. Disons qu’on va verser une petite goutte de sang dans ce rose très Kirby tout mimi. Déjà, je vous préviens de suite alors accrochez vous C’est bon, z’êtes accrochés ? Faites pas semblant, je vous vois ! Bon, allons y… Hum… Il y a deux put*** de trains de la mine parmi les douze stages !!! Préparez vos palettes de vies, car c’est dans ces deux stages que vous allez en perdre une bonne partie (surtout le deuxième train, qui m’a fait un peu chier des hérissons).





Vous pensiez que ça pourrait être pire ? C’est parce que je ne vous ai pas parlé du plus gros défaut du jeu, une des choses qui donne un coup de fouet à la difficulté : La hitbox de merde !! Et oui, car la Hitbox d’Astérix est bipolaire. Des fois vous allez sauter juste avant le saut, des fois Astérix va tomber comme une crotte juste avant de pouvoir sauter. Des fois vous allez taper un romain sans soucis, des fois il vous en mettra une avant de voler dans les airs. Et comme les séquences de plateformes serrées (des fois avec des ennemis sur les plateformes) sont légions dans cette aventure (Surtout en Helvétie et à Rome sur le dernier niveau), vous allez passer du temps à insulter Astérix autant que j’insulte un escargot aux raisins quand je dois enlever les raisins secs un par un !! Comment ça, je suis malade ??…





Bon, vous allez finir par penser que le jeu est foiré avec mon plan tout pourri, mais je vous le dis chers lecteurs : JOUEZ A CE JEU !! C’est une pépite de la Game Boy, avec ces musiques entraînantes, ces mécaniques bien rôdées, ses graphismes justes parfaits et sa durée de vie très adaptée au format portable bien qu’un peu courte. Allez secourir ce tartuffe d’Obélix qui s’est fait Obélix-nappé et revenez m’en dire des nouvelles. Une chose dont je suis sûr, vous ne serez assurément pas déçu, bien au contraire, vous aurez (re)découvert un classique de la brique mythique de Nintendo.

La note de Pédro : 8,5/10


Je tiens à remercier Pedro de https://oldiespedroboy.wordpress.com/ pour son test qu’il a rédigé pour ce site ! N’hésitez pas à allez faire un tour sur son site !

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