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Castlevania : Circle Of The Moon

Publié le 23/07/2019 par Hyiga

CASTLEVANIA : CIRCLE OF THE MOON

CCotM - Jaquette

Titre original : Akumajo Dracula: Circle of the Moon

Genre : Metroidvania

Date de sortie : 21 mars 2001 (Japon) - 11 juin 2001 (États-Unis & Canada) - 22 juin 2001 (Europe)

Développeur : Konami Computer Entertainment Kobe (KCEK)

Éditeur : Konami

 

« Je fouillerai chaque mur de ce monde afin d’augmenter mes stats ! »

Après le succès amplement mérité de Symphony of the Night qui fut acclamé par quasiment tout le monde, que ce soit à l’époque ou aujourd’hui, certains considèrent cet opus comme le meilleur Castlevania jamais sorti. La bonne idée serait de reprendre le Gameplay du titre (SotN étant le premier épisode de la franchise, si on oublie le médiocre Castlevania II, à être un Metroidvania... ou un IGAvania, pour rendre hommage à une personnalité très importante de la licence, Koji Igarashi) et l’adapter pour un jeu Game Boy Advance.

Voici donc Castlevania : Circle of the Moon qui fait partie d’un des jeux du line-up de la portable. Ayant vu le jour dans le pays nippon le 21 mars 2001 avant de côtoyer les frontières de vieux continent.

En 1830, dans un vieux château Autrichien (Merci @Rake), Morris Baldwin et ses deux apprentis, Nathan Graves et Hugh Baldwin se ruent afin d’empêcher la résurrection du comte Dracula, malheureusement, ils arrivent trop tard et Camilla réussit à l’invoquer. Lors de la discussion entre Morris et Dracula, ce dernier détruit une partie du sol et Nathan et Hugh sont séparés de leur maître, qui est toujours avec les antagonistes. Nathan propose à Hugh de s’associer, mais celui-ci refuse, car son maître ne lui a pas donné le Vampire Killer et que c’est Nathan qui l’a reçu, il souhaite donc plus que tout de prouver à son maître qu’il est plus fort que lui (Nathan)... Vous êtes donc plongé seul, dans ce grand château à explorer. Amusez-vous bien !

CCotM - Ingame1

CCotM - Ingame2

CCotM - Ingame3

Tout comme Symphony of the Night, notre héros a une palette de mouvements assez faible au départ qui se complexifiera au fur et à mesure qu’on avance dans le jeu. Très rapidement, vous débloquerez une relique permettant de courir, tant mieux, car Nathan avance lentement en marche classique. Vous obtiendrez un double-saut, le pouvoir de pousser des caisses (suis-je censé faire un commentaire ironique là-dessus ?) ou encore un super saut, faisant atteindre à notre tueur de vampires les plus hauts sommets du château. Tous ces éléments introduisent donc la partie Metroidvania du jeu, car toutes les zones du jeu seront accessibles au départ et il faudra avoir la relique nécessaire pour passer tel ou tel passage.

La grande particularité de Circle of the Moon est la combinaison des diverses Dual Set-Up System (qu’on simplifiera à raison en « DSS »), des cartes que laissent tomber certains monstres à leur mort qui sont répartis en deux parties : « ACTION » et « ATTRIBUTE », le premier déterminant lors de l’activation d’un DSS l’effet/bonus que donnera celui-ci et le second à quel élément il sera associé, feu, terre, glace, etc. Il y a un total de 10 cartes pour chaque partie, petit calcul rapide, 10x10 = 100, vous pouvez avoir plus de 100 effets différents !

CCotM - DSS

En appuyant sur la gâchette « R » du Game Boy Advance, vous activerez donc le DSS et notre cher Nathan se verra attribuer un bonus, pouvoir geler des ennemis et monter dessus (pratique à deux-trois passages), avoir un fouet enflammé ou encore l’augmentation d’une de ses statistiques :

STR (STRENGTH) : Puissance d’attaque

DEF (DÉFENSE) : Défense, influe sur les dommages subis

INT (INTELLIGENCE) : La récupération des MP (en gros ce qui permet d’utiliser vos cartes, sachant que si certaines en consomment faiblement, d’autres risqueront de faire fondre vos points de mana !)

LCK (LUCK) : Votre chance, plus est élevée, plus vos chances que les ennemis laissent tomber des items communs ou rares sont grandes

Ce qui nous amène au point suivant, les éléments « RPGesques » de ce Circle of the Moon sont très simplifiés, les niveaux qui, une fois un certain nombre d’EXP accumulé en éliminant les nombreux ennemis du jeu, nous donne un « Level up », augmentant un peu toutes nos statistiques. Pas de magasins comme pour Symphony of the Night (qui n’était pas génial, mais avait le mérite d’exister, heureusement et aussi malheureusement qu’il n’y ait pas une tonne d’items dans le jeu, car sinon notre inventaire ne ressemblerait rapidement plus à rien, car on ne peut pas vider ses poches !)

Un autre cas typique des Castlevania, les armes secondaires, elles sont de nouveaux présentes même s’il n’y en a pas beaucoup, les dagues (totalement inutile, fuyez), l’eau bénite, les croix, la montre, etc. Celles-ci requirent des cœurs à l’utilisation qu’on reçoit en cassant les diverses sources lumineuses du château, notons un petit point qui m’a un peu gonflé, c’est que les points de sauvegarde rechargent notre santé et notre mana, mais jamais les cœurs, ce qui fait qu’on doit parfois s’attarder à taper des bougies en boucle durant quelques petits moments, histoire de remettre son nombre de cœurs à un niveau acceptable.

Un point positif que j’ai bien apprécié, ce sont les passages cachés, un joueur un minimum curieux (ou paranoïaque) sera souvent récompensé de s’être attardé sur un mur louche qui peut se briser, très souvent, on recevra un bonus de HP, de MP ou de cœurs permanents, notons que ceux-ci seront entièrement rechargés lors de la découverte d’un de ces objets... Sauf pour les cœurs (décidément !)

Environ une dizaine de boss seront à vaincre afin de pouvoir progresser dans l’aventure, si les premiers ne sont pas vraiment très difficiles à condition de ne pas rusher le titre, ce qui aurait la conséquence d’avoir des statistiques trop faibles et de se faire laminer en deux-deux, celui avec les deux dragons zombis ont par contre mis mes nerfs à rudes épreuves, je suis mort pas mal de fois, un conseil, faites gaffe à ce boss et PRENEZ LA HACHE !!!

En parlant de difficulté, si la première moitié de l’aventure a une difficulté assez équilibrée, pas très facile, mais pas hardcore non plus, mais vers la fin, surtout à partir de la Clocktower, Circle of the Moon devient difficile à en péter des plombs ! Le bestiaire, assez varié (même s’il y a toujours l’éternel recyclage dans une énième nouvelle couleur en plus puissant avec des attaques inédites) devient surpuissant ! Enlevant une bonne quantité de santé à chaque coup et où il faut donner de multiples coups de fouet pour en venir à bout, j’ai dû m’arrêter d’y jouer en plein milieu, histoire de me calmer, car j’en pouvais plus !

CCotM - Ingame4

Ah ! Et pour ne pas arranger le tout, le nombre de téléporteurs dans le château s’élève au nombre beaucoup trop mince de cinq, bonjour les allers-retours ! Surtout que la partie inférieure du château n’en est pas équipée, génial !

Une fois que vous aurez réussi à finir le jeu une première fois, vous pourrez jouer une autre classe différente, « Magician », ce qui est plutôt mal choisi, car après on déverrouille après la classe « Fighter » qui rend le titre BEAUCOUP plus simple, car ayant un potentiel physique démesuré comparé aux autres classes. Il aurait fallu donner toutes les classes dès le départ après la première victoire que de les faire découvrir un part un, et un joueur se serra lassé du jeu bien avant d’avoir accompli le titre plusieurs fois...

Circle of the Moon baigne comme toujours dans une ambiance gothique tout à fait réussie, des environnements assez variés et travaillés nous poussant envie de continuer l’aventure. Néanmoins, si vous jouez avec une Game Boy Advance classique, munissez-vous d’un très bon éclairage ! Même si l’écran n’est pas rétroéclairé, ce Castlevania arbore des graphismes assez sombres, ce qui fait qu’on voit difficilement ce qui se passe.

CCotM - Ingame5

 

Petit reproche personnel, dommage que notre héros ait une animation peu fluide comparée aux deux opus suivants dont je parlerai à l’occase, ici, il a l’air d’être un pantin articulé.

Les musiques sont un des points forts du titre, au bout de deux minutes, on est accueilli par une bande-son entraînante, écoutez-moi ça :

Alors ? Ça ne donne pas envie de dégommer des squelettes à tout va ça ? Ce n’est pas la seule OST à être rythmée, mais autant vous laisser la surprise !

Castlevania : Circle of the Moon prend une dizaine d’heures à se finir (et un peu plus pour le 100 %, bonne chance pour l’arène ! Moi, je n’ai pas réussi !), le parcours est assez vaste pour que la durée de vie soit honnête et les quelques petits secrets à chercher ici et là sont pertinents à fouiller à cause de la difficulté du titre, on cherche constamment à s’améliorer.

Les plus

 

  • Un Metroidvania très sympathique à parcourir, comme sur Symphony of the Night.
  • La mécanique Dual Set-Up, offrant diverses possibilités dont certaines très utiles.
  • L’ambiance gothique du titre réussie et avec des graphismes de bonnes qualité...
  • Un bestiaire très varié et complet...
  • La bande-son !
  • Une durée de vie satisfaisante (~ 10 heures).

Les moins

 

  • Une difficulté vraiment épuisante vers la fin.
  • Jeu vraiment trop sombre pour une Game Boy Advance non rétroéclairé, si vous avez une GBA classique, je vous ne recommande pas d’y jouer excepté si vous voulez finir aveugle à 30 ans.
  • ... malgré une animation parfois assez rigide.
  • ... mais qui n’échappe pas aux 100 versions différentes avec quelques variantes au niveau des attaques.
  • Le fait de devoir faire plusieurs New Game + afin de tout débloquer.

AVIS GLOBAL : 16/20

Vous savez quoi ? J’excuse la difficulté du titre cruelle vers la fin, ses mécaniques RPG très très très simplistes (je suis d’accord que le comparer à Symphony of the Night n’est pas forcément des plus pertinent, mais là, quand même !) et ses classes à débloquer une par une, ce que je trouve être un choix assez débile.

On a à côté un très bon jeu pour le line-up de la console portable de Nintendo, un Castlevania comme je les aime (et comme beaucoup de gens SPOIL). Des graphismes gothiques attachants, des musiques bien énergétiques et un Gameplay très addictif. Simple, passez au-dessus de ses défauts et foncez !


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